Activités
L'éducateur sportif enseigne une discipline (foot, judo, athlétisme, ski..., il existe une soixantaine de spécialités) à des publics variés, le plus souvent des jeunes. Il leur apprend les bases qui peuvent leur permettre d'évoluer par la suite jusqu'à la compétition. Il suit la progression et l'entraînement très régulièrement. Il anime des stages en vue des championnats et suit les déplacements des équipes. Mais de plus en plus se développe l'encadrement de publics ne souhaitant pas faire de compétition comme les personnes âgées ou les adultes pratiquant l'activité à titre ludique.
Le statut de l'éducateur varie en fonction de l'organisme qui l'emploie.
L'éducateur sportif dans un grand club, en football par exemple, peut être employé comme entraîneur.
Employé par une commune, il enseigne un sport dans le cadre d'une école municipale ou d'un club : il est alors titulaire de la fonction publique territoriale en tant qu'éducateur sportif ou conseiller pour l'animation sportive de la ville.
Parfois, une ville passe des accords avec les écoles : l'éducateur sportif assiste alors l'instituteur chargé de l'éducation physique. Dans ce cas, il est soumis à l'agrément de l'inspecteur d'académie, cet agrément confirmant un niveau de compétences pédagogique et technique adapté aux missions de l'école élémentaire.
Il peut exercer son activité en tant que salarié ou en tant que travailleur indépendant dans le cadre d'une structure comme une école de ski.
Il peut aussi encadrer des enfants ou des adultes dans des centres de vacances ou de loisirs, ou au sein de maisons de jeunes.
Il peut enfin travailler
dans un établissement pour handicapés.
Conditions de travail
Les conditions de travail et de vie d'un éducateur sportif sont très différentes selon le sport qu'il enseigne, son lieu d'exercice et son niveau de qualification.
Ainsi, le moniteur de golf travaille en plein air et assure ses cours dans la journée, alors que l'enseignant de gymnastique exerce plutôt en salle et à des heures tardives. Le moniteur de ski ou de voile connaît un rythme intense pendant une période de l'année, alors que l'enseignant de judo ou de football a une activité plus régulière sur toute l'année.
Mais beaucoup d'éducateurs cumulent deux sports, un pour l'hiver, l'autre pour l'été, assurant ainsi une continuité sur l'année. Par ailleurs beaucoup de sportifs enseignent le sport tout en exerçant un autre métier dans les secteurs du tourisme, du commerce, du bâtiment...
Dans la plupart des cas,
les horaires sont irréguliers.
Qualités requises
Pour exercer cette profession, outre un bon niveau sportif, il faut un très bon équilibre physique et mental, et une grande résistance physique.
L'éducateur travaille
souvent en plein air et doit posséder les qualités nécessaires
à tout professeur : patience, sens de l'observation, esprit d'initiative,
autorité, goût du contact. Etre disponible est primordial, car
les activités s'exercent au moment où les clients sont libres,
c'est-à-dire en période de vacances, les jours fériés
et en soirée.
Carrrière-promotion
Le métier d'éducateur sportif est un métier usant physiquement qui, dans certaines disciplines, ne peut être assumé au-delà de 30/35 ans. Il faut donc penser à se reconvertir.
Avec le BEES 2e degré, l'éducateur sportif peut accéder à des emplois de directeur technique de club, ou de conseiller technique au sein d'un comité ou d'une fédération : ces personnes, relevant des directions régionales de la jeunesse et des sports, assurent la promotion d'un sport, la formation des cadres et le perfectionnement des athlètes. Pour cela ils ont réussi le concours de professeur de sport.
Avec le BEES 3e degré,
il pourra accéder aux postes d'entraîneur national et de dirigeant
de fédération.
Débouchés-salaire
Selon les disciplines enseignées, les débouchés et les salaires sont variables.
Quand un éducateur sportif est rémunéré, il exerce rarement à temps plein dans le club qui l'emploie. Par exemple, en athlétisme, il donne seulement une douzaine d'heures par semaine. Il ne peut pas, non plus, trouver plusieurs postes d'entraîneur dans différents clubs, puisque les clubs utilisent à peu près les mêmes créneaux horaires. C'est pourquoi certains entraîneurs exercent souvent un autre métier. Dans d'autres cas, il peut travailler à plein temps pendant une saison.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports, afin de contribuer au développement de l'emploi sportif, a créé dans chaque département une association appelée Profession sport, qui a pour objectif de mettre en relation des éducateurs à la recherche d'un emploi et les structures offrant ce type d'emploi.
Les salaires varient suivant
le niveau du diplôme, les spécialités et l'importance des
clubs, en moyenne entre 5 500 et 15 000 F par mois.
Formation
Le BEES (brevet d'Etat d'éducateur
sportif) est le diplôme officiellement exigé pour exercer, contre
rémunération, la profession d'éducateur sportif à
titre de salarié ou de travailleur indépendant.
Il est délivré par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Mais d'autres diplômes homologués, délivrés notamment
par les fédérations sportives, permettent aussi d'enseigner, d'encadrer
ou d'animer certaines disciplines.
La pratique sportive n'est qu'un des éléments de la formation au BEES : les connaissances théoriques tiennent une place importante (anatomie, physiologie, biomécanique, psychopédagogie, cadre institutionnel, langues...) de même que la pédagogie du sport : il faut savoir décomposer son geste, celui des autres, trouver quel geste corriger ou modifier.
Aucun diplôme scolaire minimum n'est exigé, mais on peut considérer qu'un bon niveau de culture générale (2de , 1re) est au moins nécessaire pour suivre ces formations.
Le BEES est un diplôme professionnel qui comporte trois degrés :
Le BEES du 1er degré
(niveau IV) garantit l'aptitude et la qualification de son titulaire à
enseigner les activités physiques et sportives (APS) sous toutes les
formes, notamment d'accompagnement, d'animation, d'initiation ou d'entraînement.
En outre, il confère à son titulaire la qualification nécessaire
à l'organisation et à la promotion des APS dans une option sportive.
Il faut être âgé de 18 ans, être titulaire de l'attestation
de formation aux premiers secours et présenter, selon les options, un
niveau de pratique minimal et/ou des qualifications spécifiques.
Le BEES du 2e degré (niveau III) confère à son titulaire
la qualification nécessaire au perfectionnement technique et à
la formation des cadres dans une option sportive, ainsi qu'une qualification
approfondie en gestion et promotion des APS. Il faut être titulaire du
BEES 1er degré depuis au moins deux ans pour pouvoir s'y présenter.
Le BEES du 3e degré (niveau II)confère à son titulaire
la qualification nécessaire pour l'expertise et la recherche. Le candidat
au BEES 3e degré doit être titulaire du BEES 2e degré depuis
au moins quatre ans.
Le BEES comprend deux parties complémentaires :
Il existe un brevet d'Etat
non spécialisé, le BEES APT (activités physiques pour tous),
permettant l'initiation et la découverte de la plupart des activités
physiques et sportives, à l'exception des activités de pleine
nature ou dites à risques.
Les BEES se préparent dans les établissements et services de la
Jeunesse et des Sports (DRJS ou DDJS), dans les centres régionaux d'éducation
physique et sportive (CREPS), dans les établissements à vocation
nationale et aussi par la voie de l'apprentissage.
Le CNED (Centre national d'enseignement à distance) prépare au tronc commun du 1er et du 2e degré et à la formation commune aux métiers sportifs de la montagne.
Activités
Le guide de haute montagne initie les débutants aux techniques de l'alpinisme, encadre les passionnés dans des courses plus ou moins longues, plus ou moins difficiles. Escalade, ski de montagne, cascades de glace, courses sur glaciers, ski hors-piste, canyon... Il maîtrise parfaitement toutes ces techniques, avec un atout inestimable : la connaissance de la montagne et de ses pièges.
La profession se transforme
en fonction de l'évolution des demandes de la clientèle et du
marché des loisirs ; le guide peut encadrer des randonnées en
moyenne montagne ou des sorties d'escalade, mais son domaine de prédilection
est la haute montagne qu'il est le seul habilité à faire découvrir
en tant que professionnel. Au cours d'une même course, on rencontre du
terrain varié, du rocher, des névés, des séracs
ou des cascades de glace... Il faut donc être polyvalent sur tous les
terrains et par tous les temps. La diversification croissante de son activité
l'entraîne à encadrer ou même à organiser des voyages
sportifs ou des expéditions au Népal, au Groenland ou dans le
Hoggar. Le guide encadre aussi des descentes de canyons. Avec une qualification
complémentaire, il peut aussi accompagner des sorties en VTT.
Conditions de travail
Certains guides travaillent à l'année : leur principale saison est l'été ; l'hiver ils encadrent des raids à skis, des sorties en raquettes ou sur des cascades de glace. Dans les intersaisons ils réalisent parfois des travaux acrobatiques pour des chantiers de bâtiment ou de travaux publics à très grande hauteur.
La plupart des 1300 guides diplômés possèdent un second métier de la neige (moniteur de ski, pisteur... pour la moitié d'entre eux) ou lié au tourisme. Presque tous (1200) ont le statut de travailleur indépendant et travaillent à la demande de la clientèle privée, soit individuellement, soit au sein des bureaux des guides. Certains montent à plusieurs leur propre structure de raids sportifs, parfois couplés avec d'autres disciplines sportives comme le parapente, la plongée ou le canoë-kayak, par exemple. D'autres travaillent en tant que salariés pour des centres de tourisme ou de loisirs sportifs. Enfin certains exercent dans la gendarmerie ou dans la police (CRS) dans le cadre du secours en montagne.
Pour les femmes, en revanche,
être guide constitue encore une première (8 seulement en 1999).
Qualités requises
Le guide évolue avec
ses clients dans un espace à risques, un milieu qui ne pardonne pas toujours
l' erreur. Il doit toujours avoir une excellente condition physique et un niveau
technique optimum, qu'il doit entretenir. Il fait preuve d'une résistance
nerveuse à toute épreuve pour gérer des situations difficiles.
Les aspects relationnels sont importants, pour rassurer, mettre en confiance,
encourager ses clients, comme pour leur faire partager sa passion et sa connaissance
de la haute montagne. C'est aussi comme cela qu'il arrive à se constituer
une clientèle, puis à la fidéliser. Pour négocier
un voyage, accompagner des touristes étrangers, la maîtrise d'une
ou plusieurs langues paraît indispensable. Tout ceci explique que le métier
de guide n'est plus aujourd'hui la chasse gardée des montagnards. Pour
réussir professionnellement, il faut être performant au-delà
des pures techniques d'alpinisme et être intégré au milieu
montagnard, quelle que soit son origine géographique (une forte minorité
de guides sont originaires de la région parisienne ou d'autres régions
non montagnardes).
Débouchés-salaire
Tributaire des conditions
météorologiques mais aussi de la conjoncture économique,
le guide perçoit des revenus liés à la fréquentation
touristique de la station ou de la vallée et à son dynamisme personnel.
Ils peuvent donc être très fluctuants. Il faut aussi intégrer
le coût de renouvellement du matériel, assez onéreux (certains
guides qui sont arrivés à se faire un nom ont des contrats avec
les grandes marques de piolets ou de crampons pour tester les nouveaux produits,
qui leur sont alors fournis). C'est un métier qu'il peut être difficile
d'exercer au-delà de 50/55 ans, ce qui implique de prévoir à
temps une reconversion.
Formation
Les guides sont titulaires
du brevet d'Etat d'alpinisme, dont l'obtention se déroule en plusieurs
étapes, étalées sur plusieurs années.
Première étape : un examen probatoire comportant des épreuves
d'escalade, sur neige, sur glace, sur ski et un oral portant sur les courses
effectuées (avant de s'y présenter, il faut fournir une liste
de 55 courses ou escalades d'un niveau défini et avoir obtenu l'attestation
de formation aux premiers secours).
La réussite au probatoire donne droit à l'attribution d'un livret de formation d'une durée de 5 ans. A chacun de gérer le déroulement de sa formation pendant ce laps de temps (informations sur le calendrier de formation auprès de chaque direction départementale de la Jeunesse et des Sports).
Les étapes suivantes de la formation se décomposent en deux grandes parties :
Il faut être titulaire
de ce diplôme depuis au moins 2 ans (au plus 5 ans) et pouvoir justifier
d'une expérience professionnelle (liste de courses), pour passer les
étapes du diplôme de guide de haute montagne (stage de ski de montagne
et stage d'alpinisme).
Chaque étape est évaluée au niveau technique, théorique
et pédagogique. Sur les 120 à 180 candidats qui se présentent
chaque année à l'examen probatoire d'aspirant-guide, environ 50
réussissent à intégrer l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme
(ENSA) de Chamonix qui organise et valide les différentes étapes
de la formation ; 95 % d'entre eux décrochent le brevet d'Etat d'alpinisme
qui permet d'exercer en tant que guide de haute montagne.
Activités
Le maître nageur-sauveteur a pour fonction première d'assurer la surveillance et la sécurité sur les lieux de baignade (piscine, plan d'eau, plage). Pour exercer cette fonction, il doit être titulaire du BNSSA (Brevet national sauveteur secouriste aquatique).
S'il est titulaire du Brevet d'Etat d'éducateur sportif des activités de la natation (voir rubrique Formations), il a également pour rôle d'enseigner aux différents publics les activités liées à la natation : enfants, groupes scolaires, bébés-nageurs, futures mamans, handicapés, personnes âgées. Pour la plus grande partie de ces publics, la natation est souvent autre chose que la compétition et les longueurs de bassin, car peu de gens apprennent à nager pour devenir champion, mais bien plutôt pour se livrer à une activité de détente et de loisirs. L'enseignement devient alors initiation, découverte de l'eau, jeu, exercices d'équilibre, de respiration ou de gymnastique dans l'eau.
Cependant la troisième fonction du maître nageur sauveteur est plus nettement sportive. Dans le cadre de l'option choisie au cours de sa formation ( natation sportive, water-polo, natation synchronisée, plongeon ) il pratique l'entraînement des jeunes sportifs et la préparation aux compétitions.
Assez souvent liée
aux municipalités (près de 80 % des maîtres nageurs-sauveteurs
ont un statut d'employé communal), la profession de maître nageur
sauveteur peut s'exercer auprès d'employeurs et de structures comme :
municipalités ou syndicats intercommunaux, cadre scolaire, clubs, centres
de remise en forme, centres de rééducation ou structures privées,
hôtels, campings... Le maître nageur peut également donner
des leçons, en groupe ou individuellement, en dehors ou pendant ses heures
de travail, avec l'autorisation de son employeur afin que les conditions de
sécurité soient respectées.
Conditions de travail
14 000 personnes en France remplissent les conditions pour exercer cette profession, mais seulement 8 000 à 9 000 d'entre elles mettent régulièrement à profit leur diplôme. Parmi ces dernières on compte 55 % de saisonniers et 45 % de permanents. Le maître nageur est presque toujours employé par une municipalité, un club de loisirs ou de vacances. Il occupe un poste à l'année ou pour les périodes de vacances seulement. Les horaires varient selon les heures d'ouverture des piscines : certaines ouvrent dès 8 h et ferment tard le soir.
En fait, le rythme du temps
de travail du maître nageur est lié à son statut (travailleur
salarié ou indépendant) et à son mode d'activité
(permanent ou saisonnier).
Qualités requises
Les qualités dont doit faire preuve un maître nageur sont d'abord celles de tout bon enseignant : mise en confiance, clarté, cohérence et efficacité dans la démarche pédagogique utilisée. Elles sont également liées à la capacité à surveiller, à intervenir en direction d'une personne en détresse, à porter les premiers secours : vigilance, sang-froid, compétences et efficacité exigées dans le cadre d'interventions de secours.
De plus, les qualités
souhaitables sont : calme, patience, une bonne vue et une bonne audition, beaucoup
d'attention et un sang-froid à toute épreuve.
Carrrière-promotion
La plupart des postes permanents (été et hiver) sont offerts par les mairies et pour ces emplois, le concours d'éducateur des APS (activités physiques et sportives) de la fonction publique territoriale est obligatoire. Si ce concours est de niveau bac, son niveau de recrutement est supérieur. Le recrutement est également ouvert aux étudiants des UFR (unités de formation et de recherche) d'activités physiques et sportives.
Il existe d'autres possibilités d'accès à un poste de responsabilité. Ces emplois sont relativement rares, en particulier les postes de directeur de services des sports. Cependant le rôle d'animateur rempli par le maître nageur lui permet d'acquérir des compétences qui le prépare aux politiques d'animation.
Certains maîtres nageurs
peuvent être embauchés par des centres de soins spécialisés
où la natation fait partie d'un programme de rééducation.
D'autres encore peuvent trouver une activité en tant que travailleurs
indépendant dans le secteur privé (type Aquagym) ou en s'intégrant
dans des structures plus importantes (par exemple le réseau des Gymnase
clubs), des chaînes hôtelières ou de centres de loisirs...
Débouchés-salaire
Le marché du travail reste favorable dans le cadre d'emplois saisonniers et d'activités annexes (clubs, cours ponctuels). En revanche, il devient de plus en plus restreint dans le cadre d'embauche permanente auprès des municipalités. En effet, la construction de piscines couvertes est maintenant arrêtée, et la construction de bassins d'été se ralentit car elle est source de surendettement pour les petites municipalités. A titre d'exemple, voyons les chiffres cités ces dernières années par la Fédération des maîtres nageurs sauveteurs lorsqu'elle décrit son rôle de placement : d'avril à juin, elle place 25 saisonniers par semaine, et dans le même temps 3 à 4 postes permanents, alors que 150 demandes d'emploi permanent restent en stock.
Comme tout travailleur saisonnier, le maître nageur sauveteur doit savoir associer des activités d'hiver et d'été.
Le salaire d'un maître-nageur
varie évidemment en fonction du lieu de travail et surtout de son statut
(travailleur salarié ou indépendant, personnel permanent, vacataire
ou saisonnier. Un débutant peut percevoir de 6 500 à 8 000 F net
par mois. En été la possibilité de donner des leçons
peut permettre d'atteindre des rémunérations de 15 000 F. Le maître
nageur a également la possibilité d'augmenter son salaire en faisant
un supplément d'heures au sein d'une association.
Formation
Les personnes souhaitant
s'orienter uniquement vers la surveillance et le sauvetage aquatique en tant
qu'activité saisonnière peuvent suivre une formation débouchant
sur l'attribution du Brevet national de sécurité et de sauvetage
aquatique (BNSSA) délivré par le ministère de l'Intérieur.
Avant même l'acquisition de ce brevet, il convient d'avoir passé
le Brevet national de premiers secours (BNPS) et le certificat de formation
aux activités de premiers secours en équipe (se renseigner auprès
des mairies, de la Croix-Rouge ou des sapeurs-pompiers).
Quant au titre de maître nageur sauveteur (et la possibilité d'enseigner),
il s'obtient avec le Brevet d'Etat d'éducateur sportif des activités
de natation (BEESAN), du 1er degré, actuellement obligatoire. Ce diplôme
se prépare, en général, dans des CREPS (centres régionaux
d'éducation physique et sportive) sous couvert des délégations
de la Jeunesse et des Sports. Cette préparation peut s'effectuer avant
18 ans, mais il faut avoir 18 ans au moment des épreuves. Aucun niveau
d'études n'est exigé, les candidats doivent subir des épreuves
de sélection chronométrées, dont un 200 mètres/2
nages et une épreuve de sauvetage (toutes deux éliminatoires).
Cette formation peut être suivie pendant un an en contrôle continu (en CREPS), ou bien en formation modulaire sur 3 ans avec attestation sur un livret de formation (pour les personnels en exercice). Des allégements de formation peuvent être accordés aux possesseurs de certains diplômes.
Le titulaire du BEESAN est astreint, tous les cinq ans, à la validation de son BNSSA. Il participe pour cela à une session de recyclage et de perfectionnement, à l'issue de laquelle il reçoit un certificat validant son aptitude à la surveillance et au sauvetage.
Le diplôme d'Etat de maître nageur sauveteur délivré par le ministère de la Jeunesse et des Sports, confère à son titulaire l'enseignement de la natation et la surveillance de baignades dans les établissements de natation, sous réserve d'être en possession du certificat d'aptitude à l'exercice de la profession de maître nageur sauveteur en cours de validité.
A noter : Le BEESAN peut
se préparer sans aucun autre diplôme et mener à un emploi
saisonnier bien rémunéré. Le titulaire de ce diplôme
a toutefois la possibilité de préparer le concours d'éducateur
des activités physiques et sportives, afin de tranformer son activité
saisonnière en emploi à temps complet ; mais attention ce concours
requiert un niveau bac ou équivalent.
Activités
Animation, enseignement, entraînement : c'est le programme du moniteur. Il s'adresse à toutes les catégories de skieurs et snowboardeurs, des débutants aux champions des clubs ou des équipes nationales.
Le moniteur de ski alpin ou nordique peut exercer sur pistes et hors pistes, à l'exception des zones glaciaires et des terrains dont la fréquentation fait appel aux techniques de l'alpinisme.
Il sait s'adapter à son public, individuel ou collectif, pour faire passer des notions techniques, élémentaires ou sophistiquées, transmettre les règles de conduite du skieur et souligner les dangers de la montagne.
Il ne lui suffit pas d'être un excellent skieur, il doit savoir encourager, expliquer, décomposer un mouvement, analyser et corriger celui de l'élève, élaborer une progression technique individualisée : dans tous les cas, le moniteur est un pédagogue.
En dehors des cours proprement dits, le moniteur de ski assume toute une série de tâches techniques avec les autres moniteurs de l'école de ski : traçage et piquetage des slaloms, gestion des dossards, chronométrage, etc.
Il peut être sollicité pour intervenir d'urgence en cas d'avalanche.
Il participe aussi aux animations
et compétitions organisées par l'école de ski ou la station.
Conditions de travail
Même les plus beaux hivers ont une fin, et pour la très grande majorité des moniteurs, une seconde, voire une troisième source de revenus s'imposent (63 % des moniteurs récemment diplômés ont une double activité, 30 % une triple activité).
L'été, ils exercent surtout dans le secteur du commerce et de l'hôtellerie et dans les métiers sportifs : accompagnateur en montagne, sports nautiques (maître-nageur, surveillant de baignade, professeur de voile, planche à voile, rafting...), parapente, vélo tout terrain.
Parmi les 13 000 moniteurs en exercice, seuls 1 400 sont monoactifs : ce sont essentiellement des monitrices (1 300) qui se consacrent à leur famille en dehors de la saison.
Beaucoup apprécient
dans la pluriactivité sa diversité, l'occasion de toucher à
différents secteurs professionnels. Mais elle impose souvent une forte
mobilité géographique, un emploi complémentaire précaire
et le cumul de statuts professionnels très différents et difficiles
à gérer.
Qualités requises
Proche de la clientèle, le moniteur est celui qui, dans une station, est le mieux à même de la fidéliser. Il doit pour cela savoir évoluer, acquérir de nouvelles qualifications en langues, gestion, commercialisation, marketing, communication, proposer de nouvelles prestations, aller au-devant d'exigences nouvelles. Par exemple, la forte demande en ski hors pistes, snowboard, snowbled, skis paraboliques exige du moniteur des compléments de formation.
Outre ses qualités
de pédagogue, il doit savoir se vendre, accueillir, parler du contexte
économique, social, culturel, naturel de la station : pas de doute, les
muscles ne suffisent pas.
Carrrière-promotion
Le moniteur construit sa promotion.
D'abord en accroissant sa clientèle privée : sur ce plan, le fonctionnement traditionnel, qui donne la priorité aux anciens, est en train de s'effriter. En effet, aujourd'hui, les clients vont souvent à ceux qui parlent une ou deux langues étrangères, qui pratiquent les nouvelles glisses ou dont le niveau permet d'assurer la préparation aux compétitions.
Deuxième aspect de l'évolution de carrière pour le moniteur : la reconversion. Le moniteur doit la préparer en sollicitant les gens qui l'aideront à se recycler, et doit se former à une nouvelle profession.
Dernier aspect : la direction
d'une école de ski (ESF ou ESI). Mais ce n'est pas vraiment une promotion,
car le directeur d'ESF est élu et donc remis en cause régulièrement.
Il est alors directeur à plein temps et sa rémunération
a pour base les revenus du ou des moniteurs les mieux payés de l'école
: c'est donc une sécurité qui est apportée au moniteur,
mais elle est temporaire. Et celui-ci peut, après quelques années,
quitter son fauteuil et retrouver ses planches.
Débouchés-salaire
La quasi-totalité (90 %) des moniteurs travaillent à leur compte et environ 10 % sont salariés des organismes de tourisme (UCPA, Club Med...) ou d'un service d'Etat : Education nationale, Jeunesse et Sports.
Bien qu'ils travaillent à leur compte, les moniteurs se regroupent au sein d'écoles de ski qui organisent leur activité pour répondre aux demandes très diversifiées de la clientèle.
Chaque année, les nouveaux diplômés, qui aujourd'hui ne se recrutent plus exclusivement parmi les montagnards, se placent à peu près tous. En effet, les besoins de remplacement annuel sont d'environ 360 moniteurs par an en ski alpin et 50 en ski nordique, auxquels s'ajoutent les créations d'emplois.
Un moniteur peut gagner
entre 60 000 F et 120 000 F pendant la saison, selon son organisme et l'importance
de la station.
Formation
La formation coûte,
au total, près de 35 000 F. Il est possible de diminuer cette somme en
percevant une rémunération au cours des stages (voir ci-dessous)
ou en demandant une aide à la DDJS.
La qualification de moniteur national est sanctionnée par le brevet d'Etat
d'éducateur sportif (BEES)1re degré option ski alpin ou ski nordique,
nécessaire pour enseigner contre rémunération.
La formation du BEES 1er degré comporte plusieurs étapes :
Après le BEES 1er
degré, le moniteur peut préparer le 2e degré pour être
conseiller technique départemental ou régional, puis le 3e degré
qui permet de devenir entraîneur national.
C'est l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme de Chamonix (ENSA) qui organise
et valide toutes les épreuves.
Activités
La qualité de sportif de haut niveau est reconnue par le ministère Jeunesse et Sports par une inscription sur une liste nationale (environ 5 900 actuellement en France pour plus de 50 disciplines). Ces jeunes gens, hommes et femmes, sont tous en quête d'excellence sportive : résultats aux jeux Olympiques, championnats du monde, championnats d'Europe.
Pour certains, les performances
réalisées leur permettront de pratiquer leur discipline sportive
de manière rémunérée, avec un statut de joueur professionnel.
Mais le nombre de sports, donc de sportifs concernés reste trés
limité (en 1995, 4 394 sportifs professionnels se répartissaient
dans 9 sports : foot, golf, basket, hand-ball, volley, boxe, sports de glace,
cyclisme, tennis). D'ailleurs un sportif professionnel peut ne pas figurer sur
les listes ministérielles, parce qu'il n'est pas membre d'une équipe
de France. Et inversement, la plupart des sportifs de haut niveau ne sont pas
professionnels.
Conditions de travail
Le sport de haut niveau
est le résultat d'un engagement personnel et collectif sans faille. C'est
un choix de vie qui s'appuie sur des aptitudes très spécifiques
et un entraînement quotidien depuis le plus jeune âge. De nos jours,
qu'il pratique un sport professionnel ou non, le sportif de haut niveau consacre
de trois à cinq heures par jour à sa discipline. Dans la grande
majorité des disciplines sportives, la préparation à la
compétition s'étale sur plusieurs années. Les jeunes sportifs
engagés dans cette voie ont peu de distraction en dehors des exigences
de leur discipline sportive. La compétition de haut niveau est une remise
en jeu continuelle de sa condition physique, de ses compétences techniques,
de ses qualités d'entraînement.
Qualités requises
Au plan individuel, la passion, des capacités physiques et mentales exceptionnelles, la rage de vaincre, une volonté sans faille, un bon équilibre personnel sont indispensables pour réussir dans cette voie. Il faut apprendre à accepter la critique, chercher à s'améliorer sans cesse, et récupérer rapidement, sutout après un échec ou une blessure.
Il faut aussi être capable de s'intégrer à une équipe, même lorsqu'on pratique un sport individuel, et être à l'écoute de l'entraîneur.
Les jeunes sportifs engagés
dans cette voie sont généralement tenaces et volontaires.
Carrrière-promotion
Attention, une carrière de sportif est courte. La fin de carrière sportive est souvent un cap difficile, surtout si l'arrêt est brutal, après une blessure grave, par exemple. Le passage d'une vie intense, souvent sous les feux des médias, à une vie plus sédentaire, plus traditionnelle, est généralement un défi délicat à relever.
La préparation à la compétition doit être simultanée à la préparation d'une reconversion professionnelle dans le milieu sportif ou dans une autre branche d'activité.
Des conventions existent avec des établissements secondaires et supérieurs, qui permettent aux athlètes de mener de front entraînement, participation aux compétitions et études.
Réservés aux athlètes de haut niveau inscrits sur la liste
nationale, il existe aussi des conventions d'insertion professionnelle. Ces
contrats, au nombre de 400, offrent les facilités suivantes :
un emploi salarié
avec un aménagement horaire pouvant aller jusqu'au mi-temps ;
un salaire correspondant au temps complet ;
une formation professionnelle permettant une intégration à temps
plein dans l'entreprise, quand la carrière sportive est finie.
Débouchés-salaire
Afin de l'aider à gérer sa carrière sportive, l'état aide financièrement, par des aides personnalisées, le sportif de haut niveau. Ces aides sont variables en fonction de la discipline sportive pratiquée et du choix du directeur technique national. En 1998, 2 738 (1 892 hommes et 846 femmes) sur les 5 900 sportifs inscrits en listes de haut niveau se sont répartis une cinquantaine de millions de francs d'aides personnalisées. La moyenne théorique par athlète, 13 600 F, cache des disparités : 45 % d'entre eux ont perçu entre 5 000 et 10 000 F, 47 % entre 10 000 et 50 000 F, 7 % entre 50 000 et 100 000 F, 1 % plus de 100 000 F. Cette aide est souvent complétée par une rémunération versée par le club et les sponsors.
Les sportifs professionnels exercent leur métier sous un contrat de travail spécifique. Selon les sports et le niveau du sportif, les rémunérations peuvent varier du SMIC à des millions de francs par an. Mais le nombre de sportifs concernés reste très faible en regard de tous ceux qui aspirent à ces emplois. L'évolution de la réglementation européenne devrait faire dans quelques mois évoluer le statut et les modalités des contrats de travail.
Pour l'après compétition, le sport de haut niveau représente une expérience appréciée des employeurs.
Les secteurs de la distribution et du commerce, comme celui du tourisme, représentent souvent des secteurs très riches en emploi pour les sportifs de haut niveau.
Les métiers du sport
sont bien évidemment une orientation professionnelle. Qu'il s'agisse
de l'enseignement ou de l'entraînement, les athlètes inscrits sur
les listes ministérielles peuvent préparer les qualifications
nécessaires en bénéficiant de conditions spécifiques
(par exemple, une session spécifique de préparation au concours
de professeur de sport, organisée à l'Institut national du sport
et de l'éducation physique (INSEP) est réservée aux sportifs
de haut niveau). Aux fonctions de formation ils peuvent assurer les fonctions
d'animation, de gestion et de management du sport, notamment dans les clubs
sportifs.
Formation
Il n'y a pas de diplôme d'athlète de haut niveau. La carrière de sportif commence souvent très jeune par une pratique dans un club ou une association. Les plus doués, les plus passionnés peuvent alors être remarqués et proposés pour des compétitions locales, puis régionales. Les entraînements sont alors plus longs, plus réguliers. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, en collaboration avec les fédérations sportives, a mis en place les filières sportives de haut niveau permettant d'organiser la préparation de l'athlète, de la détection à la compétition.
Les étapes de ces filières sont les suivantes :
Pour contacter l'Institut National du Sport de de l'Education Physique :
INSEP. 11, avenue du Tremblay.
75019 PARIS Tél. 01-41-74-41-00. Site = www.insep.fr